voici le texte d'une slammeuse, qui commence à me toucher de plus en plus, ce n'est pas son crédo ce style la, mais elle a tenté autre choses et pour une fois ca a du bon. respect
Je suis perdue, déçue, écoeurée,
Laissez moi tranquille sinon je vais tout envoyer valser...
Si j'ai un problème ?!
A mon avis il vaudrait mieux que tu te la fermes !!
Pourquoi, qu'est-ce qu'il m'arrive ?!
Tu comprends pas qu'je veux que tu me laisse tranquille !
"Ça ne te ressemble pas t'es toujours calme toi..."
Et alors quoi j'ai pas le droit de péter un plomb,
Toujours prendre sur soi et faire des concessions,
C'est bon j'en ai marre de faire le pigeon.
Tu veux pas aller faire un tour là ?!
J'ai besoin d'oxygène tu prends trop de place tu m'oppresses.
Tu veux m'aider, ouai ok super...
Dans ce cas tu voudrais pas aller prendre l'air !!
"Tu veux que je dégage, je t'énerve c'est ça ?"
Voilà t'as tout compris aller casse-toi !
"Faut vraiment que t'ailles te faire soigner..."
Si tu bouges pas tes fesses c'est ton nez qu'il va falloir réparer !
"Quoi tu veux me frapper, vas-y faut pas te gêner !"
T'es trop débile ou tu le fais exprès ?!!!
"Tout le monde sait que je ne suis qu'une conne",
Oui c'est vrai mais là t'es vraiment en pleine forme !
"Ok c'est bon je prends mes affaires et j'me barre,
Au fait si t'as besoin de quelque chose ne vient pas me voir !"
A part des emmerdes j'vois pas ce que tu pourrais m'apporter...
Elle claque la porte, quittant la pièce enragée.
Soulagée me voici enfin seule, je prends une grande bouffée,
Fais le vide dans mon esprit, évitant toute pensée ;
Appuyée contre le mur, les yeux à demi clos,
Les poings serrés, j'ai rangé les crocs ;
Une journée pourrie comme j'en vois rarement,
Me rappelant ainsi que je suis humaine simplement.
Je glisse lentement, me retrouvant à genoux sur le tapis,
Les bras ballants, n'éprouvant que du dépit,
La tête baissée, je suis épuisée,
Tel une scène de drame que l'on aurait filmé,
Je me laisse tomber à la renverse, les mains sur le visage,
Des larmes commencent à couler, mauvais présage ;
Un silence absolu, à la lueur du crépuscule ;
Elles roulent jusqu'à terre sur mon corps inerte ;
Tout est flou dans ma tête, que suis-je devenue ;
Je sombre dans l'obscurité, à l'orée d'un prélude,
Une phrase cachée, un indice, une clef,
Une solution à un problème qui va empirer ;
Réflexion aliénée par l'émotion,
Contrôle de soi et introspection n'agissent en rien dans cette situation,
Plus de botte secrète, plus de tour de passe-passe ;
Seule sur le sol, la vie m'a rendu las.
La philosophie à bon dos lorsque la vie nous sourit,
Mais au fond du gouffre elle nous tourne le dos elle aussi.
Effondré mon corps attend une civière,
Je serai probablement mieux à six pieds sous terre...
Ma capacité à relativiser s'est noyée sous les pleures,
Indicible souffrance qui me poursuit depuis des heures ;
Je cherche cette faille qui m'a conduit au naufrage,
La brume s'est répandue au fil des accrochages ;
Aveuglée j'avance malgré tout à tâtons,
Egarée en moi-même je tourne en rond.
Croire que l'on se connaît,
Mais à la moindre erreur,
C'est la rupture ;
Perdre alors pied,
Emballement du c½ur,
L'inconnu perdure.
Une chute libre inattendue,
Sans parachute je suis perdue.
Baser toute une vie,
Sur le fait d'apprendre,
Crédule insouciance ;
Des jours et des nuits,
A tenter de comprendre,
Improbable méconnaissance.
Une chute libre inattendue,
Sans parachute je suis perdue.
Je...je ne sais pas, je ne sais plus,
Vers où aller, vers qui me tourner,
Quel sera l'avenir ;
Je n'y crois pas, je n'y crois plus,
L'optimisme a coulé,
Il ne me reste qu'à fuir.
Une chute libre inattendue,
Sans parachute je suis perdue,
L'air vient à manquer,
Inéluctable face cachée,
Défaite des plus prometteuse,
Dans cette glissade silencieuse,
Un être qui faillit sans détour,
Oubliant qu'il a été heureux un jour
voila dreamdeep, celui ci m'a plus énormement et à vrai dire tu m'as fais plaisir...