on se perd

On se perd le jour ou on pointe le nez, perdu dans ses rêves les plus embrumés
On r
espire enfin, sorti de l'apnée, on se dit qu'enfin on peut respirer
On caresse le
vent les joues bien rosées on caresse le temps on prend enfin pied
Un sourire au l
oin, on veut gesticuler, un sourire serein qui nous reconnait

Pu
is les premiers pas, les premiers souvenirs, les premiers émois, moi qui voulais pas venir
Les prem
ières chutes les premiers cris, les premières luttes les premiers bris
De glace ou
de marbre j'ai fais mes âneries, et comme tous les enfants j'ai fais mes conneries
Ma mère me disait « que fais tu ici ?? » et moi j'me cachais, puis filais au lit

On se perd à 9
ans, on a ses premiers débats, et ouai, Goldorak c'est plus fort que toi
On calcu
le mal en math, on calcule mal les filles, et on compte trop sur moi
La m
aitresse, c'est vrai, ce n'est pas la mienne, et même en rêve je n'y pense même pas
Moi dan
s mes rêves je pense à toi, Emmanuelle quand je te vois, vois mon émoi

14, 15 ans ca rigole plus, plein de poil au cul et dans ma chambre t'auras tu vu
Ma mère
se fâche, qui l'aurait cru, elle crie trop fort son accent cru
De la
Guadeloupe un coin perdu, et dans mon ile t'aura tout vu
Parti la
bas voir mes ancêtres, grand-mère, moi de ta vie j'en suis féru

Un jour j'ai re
ncontré mon autre, et comme jésus parle aux apôtres
Avec sagesse e
t plein d'humour, ma femme a dit je serais des vôtres
On s'perd so
n temps en conjectures, dans les bouchons faut pas qu'on s'vautre
On perd son temps dans les voitures, on doit faire attention aux autres

J'ai déj
à 30 et des canettes, des enfants, plein les pieds, et ouai c'est fête
Mais je m
e dis, le cul assi sur la lunette, qu' j'aurais pu tourner mal depuis belle lurette
Alors j'me raccroche à la vie, à mon esprit, à mes envies, j'appuis à fond sur mes lunettes
Et je
me dis, accroche toi, cris à tue-tête, c'est pas ça le miroir aux alouettes

On s'
perd souvent on s'perd tout cours, on s'perd d'autant, même en amour
On s'perd tou
t le temps voir tous les jours, on s'perd devant si peu de bravoure
On s'perd parfo
is devant le labour, on s'perd parfois et même toujours
On s'perd
comme la nuit obscurcie le jour, on s'perd le temps de dire bonjour...


SmOoZ
# Posté le lundi 09 juillet 2007 08:51

ZonZ

ZonZ
je voulais juste comprendre...

Zonz

Des larmes coulent le long de mon visage, ma vie suit un parcours balisé, j'ai péché mais c'est tout seul que j'ai fauté

J'ai fauté d'avoir refusé d'donner, j'suis pas une balance, j'préfère m'enterrer, j'suis pas une donneuse , c'est l'tarif j'dois payer

J'le dois à cette société, la ZONZ, m'a réclamé, jettes ta dignité au panier, enferme tes pensées, censure tes journées

J'suis pas une donneuse mon père me l'a demandé, sois brave, assume, de ta liberté enfermée, ton c½ur sera soulagé

J'compte les jours, j'pleure

Sur mes erreurs passées, à m'demander se qui se serait passé si j'y avais pas été,

J'suis la à pleurer dans cet endroit, froid, quatre murs pour t'étouffer, promiscuité,

Dans cette pourriture qui nous sert de gite, la maison, la haut, grise, j'suis agité

Quatre murs à nous regarder pisser, chier, des animaux sont mieux traités

Même la bouffe veut nous faire expier nos pêchés, tu m'diras c'est pas Fauchon, toute façon moi j'ai pas droit au cochon

De toute cette saleté j'me suis habitué, les cafards, j'passe mon temps à les compter, tu sais du temps j'en ai

J'ai commis une faute

La faute celle qui te met au rang d'la société, incapable d'écouter, juste censuré, mais qui t'es pour m'juger ?

Des larmes pour qui, des larmes pour quoi, d'toute façon à 7 heures j'dois m'lever, ne pas leur montrer qu'ils m'ont marqués, marqué au fer comme du bétail parqué

J'aurais la tête haute, j'leur montrerais qu'ils se sont trompés à mon sujet, j'descendrais faire leur petit boulot, leur travail pourri, pourri comme leur idées sur la vie d'un condamné

J'pleure, j'pense à mon fils, qui pendant des mois n'aura pas aimé

Enfant tant désiré, séparé par l'enfermement, j'pleure pour lui et sa maman

Pour moi ils sont inquiets, vous en faites pas, ca va passer, l'espoir renait accroche toi ca va aller, m'a-t-elle lancé

M'accrocher ? À quoi ? Aux barreaux du désespoir, laisse glisser...

L'avocat, s't'enculé, tu m'diras c'est son métier, m'a pris par le bras, et ma chantonné

Tu sais cette chanson archi usée, sur le banc des accusé, le juge,...les jurés.... Tout ca, blablabla

Dans ma tête, j'entends le juge, un nombre juste un nombre, la durée, ta pas moyen de négocier, la sentence est tombée

En cellule mon collègue a tout perdu, il va voler une fois sorti, tu sais ici c'est toute sa vie, ici aussi c'est chez lui

Tu sais le pire en ZONZ, c'est qu't a pas d'ennemis, ton pire ennemi c'est toi, et il tire sur ta vie

Sorti d'ici j'irais voir d'autres horizons, un peu d'pognon, un peu, ma femme mon fils et une maison

J'chercherais à entendre raison, une prochaine fois, y'en auras pas, crois moi, pourtant la ZONZ, c'est une grande maison

Une grande famille, ou t'apprends que, parfois, un de tes amis c'est décroché à la vie...

Et j'pleure, j'pleure pour ceux qui sont restés, mais aussi pour ceux sortis, n'ignorez rien d'la vie, le bien le mal prenez parti

Ca fais 2 ans que j'suis sorti, j'crois que j'vous dois plus rien, ils m'ont dit fallait payer pas d'crédit

Et j'pense, j'ai fini d'pleurer,

j'pense qu'j'ai une dette, une dette pour mon fils et ma chérie, et ca, jamais j'pourrais l'rembourser


SmOoZ


(A Ali et Samia, j'ai jamais su vous dire, maintenant je sais...)
# Posté le lundi 09 juillet 2007 08:56

comtine...

Naître...

Na
ître, être, paraître disparaître, la clé de voûte d'un petit être
Comm
ent naître sans vouloir paraître mais être ?
Naître sans se faire mettre, pas nette cette question qui m'entête
Mai
s être son propre maître, sans perte sans défaite, une tête bien faite, pas parfaite mais qui s'entête
Par
aître empiète sur tes valeurs en tête, émiette ton être, c'est sur il en veut à ta tête
Mai
s paraître guette aussi à sa fenêtre ton mal être, maltraite ton être, et espère vivement te compromettre
Mais êt
re ne veut pas disparaître au profit de paraître,
Paraî
tre le traître, s'efface, mais c'est pour mieux réapparaître
Tu
sais naître, c'est toujours le départ d'être, sans N (haine),
C
'est vrai, il est dur d'être un être, dur comme du bois d'hêtre
A
lors que disparaître c'est quitter l'être, l'abandonner au paraître, le seul à laisser place nette
D
u coup paraître sans être, c'est juste une histoire d'esteth,
Et naître sans être, ça t'amène droit à la retraite et la retraite direct à disparaître
Si
cette petite fablette t'embête ou t'entête, te prends pas la tête, même si tu t'apprêtes à faire la fête
E
t dis toi bien que naître, être, paraître, disparaître, c'est un tout, et surtout pense à jeter paraître aux toilettes...

SmOo
Z

ca et bien d'autres

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# Posté le lundi 09 juillet 2007 08:59

Swim... (30/10/2006)

Swim... (30/10/2006)
Swimming with the sharks


Swimming with the sharks, et j'entre dans les eaux troubles
Puissance étrange de pensées malhonnêtes et fourbes
De l'homme qui se fourvoie dans des plaisirs défendus
Mais qui dans ce jus, s'y jette à couille rabattues

Vilaines blessures sur nos âmes sans armures
D'aucun diront parfois y soigner leur blessures
S'époumoner, se morfondre sur ces murs, murs
Un sourire fallacieux, à jeter aux ordures

Mais d'ordure il en emprunte la voie, la fissure
Déterminé qu'il est à crier ses cassures, ses blessures
Cet être si abject, si abscond, qui s'immisce en eau pure
Un mammifère hideux, un salaud une ordure

Je te parle de ceux qui sont et parfois furent
De ceux qui crachent sur toi, monceaux de paroles impures
De ceux qui comme chez eux sont devenus rois du monde
De leur monde, ne reste, que désolation profonde

J'en ai connu des tas, souvent même des sincères
Des hommes ou des femmes près à sortir tes viscères
Malades fiévreux venus tout droit des entrailles
D'une mère nourricière qui ne parlait qu'en braille

Je te parle de celui qui harangue l'enfer
Et qui crache sur le monde, sur son père et sa mère
Qui fait d'sa progéniture des disciples de Satan
Et qui s'attend surement qu'on soit reconnaissant

Je te parle de celui qui fait comme l'anguille
Qui attends ta mort douce pour te planter l'aiguille
Qui marche entre tes jambes comme tes couilles en silence
Se jettera devant toi réclamant sa pitance

Swimming with the sharks, j'ai appris à nager
Dans les profondeurs troubles des eaux très polluées
Par des requins vicieux assoiffés de vice, eux
Des regards, malins, malsains, ou malicieux

Dans cet enfer qui m'entoure, j'descends du haut d'ma tour
Je marche sur le bitume, je recherche l'enclume
Et comme le fit Arthur, j'y arrache son épée
Pour couper de mes mains, ces têtes boursoufflées

Je les vois, je les laisse rouler devant mes pieds
Je le sais, je le sens, je les sens libérés
Alors je m'en irais, mes actes accomplis
Pour donner une essence à ma foi, à ma vie

De leur crime de leur haine, je me serais nourri
De leur force de leur scène, je me sens investi
A qui crier ma peine, ou conjurer mon sort
Je dois vider ma haine, dans l'espoir dans l'effort

Et s'il n'en reste qu'un, je ne serais pas celui la
Jamais ces mammifères ne m'auront comme repas
Je préfère noyer ma peine, mon c½ur et ma vie
Dans un courant d'air, plus que d'eau interdite

Swimming with the sharks, j'ai appris à nager
Dans les profondeurs troubles des eaux très polluées
Par des requins vicieux assoiffés de vice, eux
Des regards, malins, malsains, ou malicieux
Des regards, malins, malsains, ou malicieux...


SmOoZ

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# Posté le lundi 09 juillet 2007 09:05

avec délectation (16/07/06)

bon, j'admets que ce n'est pas du goût de tout le monde, mais moi j'adooooooooooooooore, mçeme si ca date un peu...



C'est osé, j'ai osé, m'approcher et le prendre entre mes doits avec déléctation

Ce f
ruit si tendre, si sucré, qu'il faut manipuler avec tant d'précision

P
rendre le temps, l'humecter, le regarder avec contemplation

Un
fruit rouge, trop mure peut laisser soudain une certaine frustration

Cette d
ouceur intense, plus j'y pense me laisse en trans

N
e dit on pas le fruit défendu, parfois j'y pense

Mordiller,
titiller, sous ma langue c'est la danse

Co
mment pourrais-je y resister, mon coeur balance

Que dis-je mon coeur, mais mon corps en premier est à l'affut

J
e tremble de tout mon être comme si on m'a tiré d'ssus

J' appuis doucement , pour en retirer, l'essence, le jus

Je releve la
tête, l'entend soupirer, elle n'est pas déçue

D'
un coup de langue, je finis d'avaler son plaisir, elle est si jolie

Entre ses
jambes, j'ai tout eu, tout léché jusqu' à la lie

Ma
intenant j'y suis, je pensais pas me retrouver dans son lit

Entr
e mes mains, sous ma langue j'ai fais vivre son clitoris



SmOo
Z "Droits protégés"
# Posté le lundi 09 juillet 2007 09:10
Modifié le lundi 10 décembre 2007 09:35